Le projet de loi de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice a été adopté au cours du premier trimestre 2019. Il fait actuellement l'objet d'un recours devant le Conseil constitutionnel.

Les projets de mesures qui suivent sont donc encore susceptibles d'être amendés d'ici la publication finale du texte au Journal officiel et son entrée en vigueur dépendra également de la publication de divers décrets d'application.

La réforme vise à développer le recours au règlement amiable des petits litiges sans passer par un juge. Pour un grand nombre de litiges, le texte instaure une obligation préalable de tentative de règlement amiable. Le texte vise également à développer le règlement des litiges en ligne. Il prévoit de créer un système de certification des sites en ligne proposant ce type de procédure via l'intervention de conciliateurs, de médiateurs ou d'arbitres. 

La réforme supprime la phase de conciliation obligatoire en cas de divorce et permet une saisine conjointe du juge. Le juge pourra toutefois toujours instaurer des mesures provisoires (sur la résidence des enfants par exemple) dès le début de la procédure, lors d'une audience d'orientation.

La procédure participative de mise en état par avocats est privilégiée par la réforme.

La réforme prévoit également de "dé-judiciariser" les modalités de révision des pensions alimentaires. Actuellement, les demandes de réévaluation doivent être adressées au Juge aux Affaires Familiales. Le texte envisage de transférer vers la CAF cette prise en charge. Dans un premier temps, la mise en place d'un service administratif en charge du rajustement des pensions serait ainsi expérimenté dans certains départements.