A défaut de précision dans l’acte, les biens acquis par deux concubins sont réputés leur appartenir à concurrence de moitié chacun. Cette présomption simple ne peut être combattue par la preuve d’un financement inégal, le financement de l’acquisition étant sans incidence sur les droits des parties (Cf. Civ 1ère, 19 mars 2014). Celui qui finance le bien au-delà de la moitié, dispose d’un recours sauf si son intention libérale est démontrée. Lorsque le titre prévoit quelle est la quote-part acquise par chacun des concubins, un financement différent de cette quote-part est également sans incidence sur les droits des parties. Mais et la précision devra être confirmée, les juges estiment que celui qui a financé le bien au-delà de sa quote-part a réalisé une donation indirecte irrévocable, lui interdisant tout recours. 
CA Metz, 26 juin 2014