Le caractère manifestement exagéré d'une prime alimentant un contrat d'assurance-vie s'apprécie au moment du versement eu égard aux facultés du contractant, de son âge et de sa situation patrimoniale et familiale. La Cour d'appel d'Amiens a pu ainsi décider que le fait de laisser à sa concubine une somme importante sur un contrat alimenté par des fonds perçus par le souscripteur à la suite du décès de sa précédente épouse, dès lors qu'il n'avait pas du procéder à la liquidation d'une partie du patrimoine qu'il détenait avant le décès de son épouse pour verser la prime contestée.
CA Amiens, 2 septembre 2014 n°13/03226 Jurisdata n°2014-020374